Scandales enterrés.
Le Stalinon et les affaires que la France a préféré oublier
Un médicament censé soigner les furoncles a tué 102 personnes en 1954. Vous n'en avez jamais entendu parler.
À propos du livre
En 1954, un médicament contre les furoncles a tué cent deux personnes. Vous n’en avez jamais entendu parler.
Il s’appelait le Stalinon, il se vendait en pharmacie, et il ouvre ce livre. Derrière lui, trente-cinq autres affaires : un talc pour bébés qui empoisonne des nourrissons, une crème de beauté au radium, une petite ville prise de folie après avoir mangé son pain, des ouvrières dont la mâchoire se nécrose à fabriquer des allumettes, des îles des Antilles contaminées pour des siècles.
Presque toutes ont fait des victimes. Beaucoup ont changé la loi. Toutes ont ensuite disparu de la mémoire commune. Le poison qui les relie n’est pas celui des romans policiers : c’est celui qu’une société laisse circuler sans le voir, dans un remède, dans une assiette, dans l’air d’un atelier, dans la terre d’un jardin. Et d’une histoire à l’autre revient souvent le même intervalle, celui qui sépare le moment où l’on sait du moment où l’on agit.
Rien n’est romancé. Les sources sont en fin de volume. Quand les chiffres sont disputés, le livre le dit. Chaque affaire se lit d’une traite, en dix minutes, et se referme sur un détail oublié.
Pour qui ?
Adultes curieux, amateurs de récits vrais et de faits de société
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